Libellés

Affichage des articles dont le libellé est Sophocle. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sophocle. Afficher tous les articles

vendredi 25 mars 2022

Hercules de Haendel au Staattheater de Karlsruhe

© Photo Falk von Traubenberg, Hercules, Amme, Hyllus, Iole, Lichas, Dejanire

 La plus grande œuvre de Haendel ?

Hercules, drame musical (oratorio) en trois actes de Georg Friedrich Haendel (1685-1759), HWV 60, sur un livret de Thomas Broughton (1704-1774) d'après Sophocle et Ovide, a été créé au King's Theater de Londres, Haymarket, le 5 janvier 1745.

Au palais royal de Trachis, en Thessalie, Dejanire, en proie à de sombres pressentiments, attend impatiemment le retour de son époux Hercule. Pour la rassurer, son fils Hyllus décide de partir à sa recherche. Soudain, on apprend que Hercule revient après avoir triomphé du roi d'Oechalie. Dans ses bagages, le héros ramène un riche butin et quelques captives dont Iole, fille du roi d'Oechalie, une beauté qui charme Hyllus. Iole est inconsolable car elle a assisté au supplice et à la mort de son père. La jeune fille suscite une folle jalousie dans le cœur de Déjanire, jalousie infondée car en réalité c'est Hyllus qui est épris de la jeune princesse. Pour regagner le cœur d'Hercule, Déjanire projette de faire endosser à ce dernier la tunique du centaure Nessus qui aurait le pouvoir de ranimer un amour éteint mais la tunique de Nessus brûle le héros jusqu'à la moelle de ses os. Hercule, agonisant, demande à son fils de dresser un bûcher funéraire. Le prêtre de Jupiter annonce à Déjanire et à Hyllus que Hercule a rejoint la demeure des dieux. Sur ordre de Jupiter, Hyllus prendra Iole comme épouse et tous deux règneront sur Trachis.

Hercules est généralement catalogué parmi les oratorios profanes de Haendel. Comme on peut le voir dans le résumé du livret, il y a beaucoup d'action et rien ne distingue finalement Hercules de la cinquantaine d'opéras serias composés précédemment par le Saxon si ce n'est l'usage de la langue anglaise et l'existence de choeurs très élaborés. Malheureusement cette formule très séduisante sera reçue froidement par les londoniens. Déjà Sémélé, jugée immorale, avait connu une chute retentissante; Hercules sera à peine mieux accueilli avec seulement deux concerts dont le premier sera un four. Découragé, Haendel abandonnera ce style opératique pour se consacrer uniquement à l'oratorio biblique. Au soir de sa vie, il renouera avec le drame musical une seule fois avec Teodora (1750).


© Photo Falk von Traubenberg,  Hercules

Le rôle titre n'est pas ici le plus important, Hercule apparaît comme un héros un peu fruste et naïf. Jamais à son avantage, il est visiblement dépassé par les évènements. En fait c'est Déjanire qui monopolise la scène; ce personnage est une création géniale de Haendel, prétexte à une extraordinaire étude de l'impact destructeur de la jalousie sur une nature au départ volcanique. Ce n'est pas un hasard si Dejanire chante les airs les plus variés, les plus intenses et les récitatifs accompagnés les plus bouleversants. Iole est un personnage plus complexe qu'il n'y paraît. Bien que le livret la dépeigne comme une princesse vertueuse, sans calcul, animée des intentions les plus pures, on ne peut s'empêcher de la voir, auréolée de sa beauté et de ses vingt ans, comme une sainte nitouche. La musique est belle de bout en bout et d'une remarquable variété. A côté de scènes dignes de Christoph Willibald Gluck, on y rencontre par deux fois, des chansons populaires anglaises. Du fait de l'importance et de l'intensité des récitatifs accompagnés, Hercules possède une continuité qui parfois fait défaut aux opéras italiens. Il est difficile de sélectionner les morceaux les plus remarquables tant ils sont nombreux. A l'acte I, le passage le plus impressionnant est l'arioso de Iole qui décrit avec un réalisme bouleversant la souffrance atroce et la mort de son père. A l'acte II, le choeur, Jealousy, infernal pest, est un sommet de toute l'oeuvre de Haendel avec ses cruelles dissonances et ses chromatismes. L'arioso de Déjanire, rongée de l'intérieur par un feu dévorant, Cease, ruler of the day, est un lamento bouleversant. Tout serait à citer dans le sublime acte III qui culmine avec l'extraordinaire scène de la folie de Déjanire, assaillie par les Furies, Where shall I fly, un des passages les plus violents de toute l'oeuvre de Haendel.


© Photo Falk von Traubenberg,  Hyllus, Déjanire

Le metteur en scène Floris Visser a transposé l'action dans l'entre deux guerres. La Thessalie est devenue une dictature militaire, situation politique peut-être inspirée par le régime autoritaire du général Ioannis Metaxas dans la Grèce des années 1935 à 1941. Au pouvoir militaire s'adjoint le pouvoir religieux car le pays est aussi une théocratie dans laquelle la religion orthodoxe est omniprésente et exerce une très forte pression sur les populations. Dans le palais royal de Trachis sont concentrés tous les pouvoirs. Le scénographe Gidéon Davey a imaginé un bel édifice de style Le Corbusier dont toutes les faces sont visibles grâce à un plateau tournant. Les appartements d'Hercule forment un élégant duplex aux formes harmonieuses comprenant un salon assez sobre, meublé avec goût. Du salon, on peut emprunter un escalier menant à la chambre à coucher du héros. De l'autre côté du bâtiment se trouve une vaste salle dans laquelle sont actionnées les trois leviers du pouvoir absolu: militaire, religieux et juridique. Sur un mur court une fresque célébrant les travaux légendaires du héros (beaux éclairages de Malcolm Rippeth). Tantôt cette pièce est le QG de l'armée, tantôt elle devient une chapelle où sont célébrés les grandes cérémonies, couronnement, mariages. Enfin c'est le lieu où se rend la justice. Dommage qu'en forçant le trait, on perde en potentiel dramatique, pourquoi avoir fait de Déjanire une malade mentale, se déplaçant en chaise roulante et constamment surveillée par une nurse. Le rôle déjà tellement riche n'avait pas besoin de ça! Les beaux costumes 1930 sobres et signifiants ont été créés par Gideon Davey. Malgré quelques excès ou obscurités, cette mise en scène m'a paru pertinente et spectaculaire.


© Photo Falk von Traubenberg 

Ann Hallenberg était la triomphatrice de la soirée grâce à une incarnation retentissante du personnage de Déjanire. Les moyens vocaux sont au diapason de la violence du personnage. La voix est puissante dans tous les registres de sa tessiture, la projection est magnifique, le timbre somptueux, la technique vocale, impeccable. S'il ne fallait citer qu'un seul air, je choisirais sans hésiter, Cease, ruler of the day où la cantatrice, écorchée vive, rend palpable le feu qui la dévore. Mais le climax de sa prestation était évidemment la scène de la folie de l'acte III, digne pendant de celle qui frappe Orlando dans l'opéra homonyme du Saxon.

Lauren Lodge-Campbell était une Iole de rêve. En plus d'incarner une jolie princesse modeste, généreuse et quelque peu séductrice, elle était bouleversante dans son récit, My father, décrivant le supplice de son père et pleine de compassion dans son air de l'acte III, My breast with tender pity, accompagné d'un très beau violon solo. Elle a déployé aussi une superbe voix de colorature, une merveilleuse agilité vocale et la capacité de varier les reprises da capo avec de beaux ornements. Moritz Kallenberg, ténor, était l'interprète du rôle d'Hyllus, personnage complexe qui a su afficher l'héroïsme que l'on attend du fils d'Hercule mais aussi manifester beaucoup de compassion vis à vis des prisonniers de guerre. Il a fait preuve de beaucoup de sensibilité et de noblesse dans l'expression des sentiments et un sens aigu des nuances, notamment dans sa fameuse sicilienne de l'acte II, From celestial seats ainsi que dans sa bouleversante oraison funèbre en hommage à son père Hercule à l'acte III..

Brandon Cedel, baryton-basse, impressionnait dans le rôle d'Hercule par sa voix puissante à la projection insolente. Son grand air en do majeur se voulait conquérant et martial, mais les deux hautbois moqueurs et un basson goguenard contredisaient ses vantardises. La scène de son agonie, O Jove!What land is this, lui donnait l'occasion d'exprimer la quintessence de son talent. J'ai été séduit par James Hall que je ne connaissais pas auparavant. Ce contre-ténor très prometteur à la voix sonore et ductile, donnait de la chair et de la vie à Lichas, porte parole d'Hercule; il était par exemple très émouvant dans son récit des souffrances du demi-dieu, As the hero stood. Le rôle muet d'Amme, la nurse de Déjanire était tenu avec sobriété et douceur par Annika Stefanie Netthorn.

Le choeur (Händel Festspielchor) intervenait à de nombreuses reprises de manière homophone mais aussi polyphonique avec puissance et précision. C'est grâce au choeur que les œuvres de Haendel acquièrent leur caractère épique inimitable quand bien sûr la chorale est à la hauteur du sujet traité ce qui était cent fois le cas en ce dimanche 20 février. L'orchestre baroque (Deutsche Händel-Solisten) m'a impressionné par la plénitude du son des cordes, la précision des attaques, une intonation parfaite, de jolis hautbois et bassons et des trompettes guerrières. Le chef, Lars Ulrik Mortensen, m'a énormément plu par la précision et la beauté du geste et des mains très expressives.

Par la profondeur de la caractérisation du personnage de Déjanire et la beauté de la musique, Hercules est peut-être, selon Henry Prunières, la plus grande œuvre de Haendel. Elle fut servie à la perfection dans cette vaste scène de Karlsruhe par un plateau vocal éblouissant, un choeur puissant, un superbe orchestre baroque, une mise en scène inventive et un chef inspiré.


Détails

Date : le 20 février 2022

Distribution

Brendon Cedel, Hercule

Ann Hallenberg, Déjanire

Lauren Lodge-Campbell, Iole

Moritz Kallenberg, Hyllus

James Hall, Lichas

Annika Stephanie Netthorn, Amme

Lars Ulrik Mortensen, Direction musicale

Floris Visser, Mise en scène

Gideon Davey, Décors et costumes

Malcolm Rippeth, Lumières

Marius Zachmann, chef de choeur

Klaus Bertisch/Stephen Steinmetz, Dramaturgie

Pim Veulings, Chorégraphie

Händel Festspielchor


mardi 10 décembre 2019

Antigona de Tommaso Traetta


Antigona, dramma per musica, fut composée à la cour de Catherine II de Russie où Tommaso Traetta (1727-1779) servait comme directeur de la musique de 1768 à 1775 et fut représentée le 27 août 1772 devant l'impératrice. Le livret de Marco Coltellini (1719-1777), librettiste officiel du Théâtre Impérial, est inspiré de la tragédie de Sophocle. Un dossier passionnant a été publié sur cette oeuvre peu de temps après sa création moderne en 1999 (1).

Tommaso Traetta, portrait d'auteur inconnu

 Afin de régler la succession d'Oedipe, roi de Thèbes, ses deux fils, Eteocle et Polynice s'affrontent en combat singulier et sont tous deux tués. C'est donc Créon, oncle maternel d'Etéocle et Polynice, qui est nommé roi. Alors qu'Eteocle a droit à des funérailles avec tous les honneurs, Polynice, rendu responsable des malheurs de Thèbes, ne sera ni honoré, ni enseveli. Antigone, soeur d'Etéocle et Polynice, fait inhumer en secret le cadavre de Polynice avec la complicité passive de son fiancé, Emone, fils de Créon. Créon apprend le forfait et Emone est amené par les gardes qui l'ont surpris en flagrant délit. Créon condamne son fils à mort. Antigone s'accuse et affirme qu'elle est la seule responsable. Créon la condammne à être emmurée vivante. Antigone pénètre dans la caverne et des soldats murent l'entrée. Emone qui a échappé aux gardes, se précipite dans un gouffre qui le conduit à l'endroit ou Antigone est enfermée. Tandis qu'Emone et Antigone affirment leur amour et se préparent à se suicider avec un poignard, Créon, ému par leur courage, arrive à temps pour les gracier.

Ainsi Marco Coltellini inscrit une "happy end" en place et lieu de la catastrophe (Créon arrive trop tard) qui termine la tragédie de Sophocle. Cette lieto fine exigée par Catherine II a été critiquée dès la première représentation et de nos jours, de nombreuses mises en scène lui substituent la fin tragique de Sophocle.
Ce livret plut énormément au roi Frédéric II de Prusse qui en fit un commentaire enthousiaste. Le roi apprécia certainement la louange prodiguée au souverain du siècle des lumières, capable de maitriser ses passions au bénéfice de la justice et de son peuple (2,3).
Mais les deux souverains ne voyaient qu'une seule facette de cette oeuvre si riche. La mort d'Eteocle et de Polynice et celle programmée d'Antigone dans la tragédie de Sophocle ne sont que l'aboutissement logique du double crime d'Oedipe, parricide et inceste.

Tommaso Traetta, peint par C. Biondi


Traetta, très influencé par Jean Philippe Rameau (1683-1764) et la Tragédie lyrique française, effectua une réforme dans l'opéra seria, parallèlement à Gluck, en introduisant dans la longue et monotone série d'airs et de récitatifs secs qui caractérisaient l'opéra seria, des ensembles , des choeurs et des ballets. Un des buts affichés étaient de rompre le caractère stéréotypé de l'opéra seria traditionnel et d'augmenter la vérité dramatique. Antigona, "tragedia per musica", apparait comme le plus grandiose exemple de d'opéra seria "réformé". Les innovations ne furent dépassées par aucun des contemporains de Traetta et ouvrit la route à Mozart dans Idomeneo (1781) ou Cimarosa dans Gli Orazii ed i Curiazii (1796). Certains commentateurs affirment que la démarche de Traetta visait à rénover un genre désormais dépassé et moribond. Il n'en est rien! L'opéra seria traditionnel continuera à coexister avec l'opéra réformé et aura de beaux jours devant lui. En témoignent le Motezuma de Myslivecek (1773), la splendide Olimpiade de Cimarosa (1784), l'Armida de Joseph Haydn (1784), et la Fedra de Paisiello (1787).

L'année 1772 fut une année faste pour la musique, elle donna naissance à de merveilleux opéras: Temistocle de Johann Christian Bach, Lucio Silla de Wolfgang Mozart, Antigona de Traetta ainsi que d'admirables oeuvres instrumentales, notamment trois symphonies exceptionnelles, les n° 45 (Adieux), n° 46 en si majeur et n° 47 en sol majeur, et les six quatuors à cordes du Soleil de Joseph Haydn, qui comptent parmi les plus novateurs dans l'histoire de ce genre musical.

Résumons ici quelques caractéristiques d'Antigona:

1. Importance des choeurs omniprésents, qui ne se contentent pas de commenter l'action mais y participent efficacement. Ces choeurs qui se concentrent dans les premières scènes des trois actes, évoquent admirablement l'atmosphère de tragédie antique de l'oeuvre et lui donnent également un net caractère d'oratorio.

2. Brièveté des récitatifs secs et des airs. Alors que dans Ippolito ed Aricia du même Traetta, les airs dépassaient les dix minutes, le plus long des airs d'Antigone ne dure pas plus que cinq minutes. Ainsi l'action progresse plus rapidement et l'intérêt ne faiblit jamais.

3. Richesse de l'instrumentation: les instruments à vent (cors et bassons) ont un rôle très important. Les clarinettes dont la présence à cette époque est très rare dans l'opéra ou la musique instrumentale, donnent à de nombreux passages une sonorité très séduisante.

4. Bien qu'écrit en 1771, cet opéra possède des traits très modernes et en même temps semble encore imprégné d'esprit baroque, notamment dans le choeur qui introduit l'acte III et la chaconne finale.

Citons quelques sommets de l'oeuvre:

A l'acte I, le grandiose double choeur "Giusti numi, Ah voi rendete" ainsi que le choeur suivant "O trista, infausta scena" où on remarque de puissants et dramatiques appels des cors ainsi que d'étonnantes dissonances.

L'acte II est introduit par un splendide choeur "Ascolta il nostro pianto", grande invocation funèbre à l'occasion des funérailles de Polynice.

Le choeur qui ouvre l'acte III "Piangi o Tebe" a un caractère religieux très marqué qui surprend dans un opéra et serait tout à fait à sa place dans un Stabat mater par exemple..

Les airs ont des structures très variées, parmi eux, quelques airs de style napolitain sont remarquables, le plus spectaculaire d'entre eux se trouve à l'acte II, c'est l'air d'Antigone "Finito il mio tormento". Ces airs ont une aisance, une vocalité et un caractère chantant (cantabilità) exceptionnels que nous avions déjà relevés dans Buovo d'Antona et qui signent ses origines napolitaines. Les ornements, vocalises et autres mélismes, parfois lassants chez d'autres que Traetta, ont ici une légèreté et un naturel sans pareil. Quelquefois ce type d'air débouche sur un duetto ou un terzetto ce qui est ausssi très original. Les arias da capo sont assez rares et le plus souvent les airs revêtent des formes variées: airs à deux vitesses, de structure Lied ou bipartite et même parfois durchcomponiert comme l'air d'Antigona, D'una misera famiglia. Ce dernier avec basson et clarinettes obligés est d'un modernisme incroyable et ne choquerait pas dans la Clémence de Titus de Mozart.

Quant aux duos et trios, en nombre important, il faudrait les citer tous; le duo entre Emone et Ismène qui termine l'acte I, "Non ti fida, il pianto estremo...", est particulièrement émouvant et les clarinettes y jouent un grand rôle.

La fin de l'opéra est d'une sobriété étonnante: l'oeuvre s'achève avec la clémence de Créon dans une ambiance mesurée, sans réjouissances intempestives. Le ballet à la Rameau qui clôt l'oeuvre est rien moins que gai, les tonalités mineures y sont fréquentes et tout se termine avec une grande chaconne de style archaïque, richement instrumentée et très dramatique qui évidemment suggère que Traetta aurait souhaité une autre conclusion à l'oeuvre.



Ce chef-d'oeuvre a été enregistré pour la première fois par Christophe Rousset et les Talens lyriques en 1999 et le CD est toujours disponible (Maria Bayo dans le rôle titre) (2). Cet enregistrement est en tous points remarquable et on doit remercier Christophe Rousset car il a ressuscité l'oeuvre. En 2004 cet opéra a été représenté au théâtre du Chatelet avec une mise en scène d'Eric Vignier et Christophe Rousset pour la direction musicale et les Talens lyriques (4). Cet opéra a été représenté à Berlin en 2011 sous la direction musicale de René Jacobs avec une belle distribution (Veronica Cangemi dans le rôle titre). Des critiques très intéressantes des diverses représentations ont été reproduites dans le site operabaroque (5) ainsi que dans le forum ODB-opéra (1)

1.https://www.odb-opera.com/viewtopic.php?f=6&t=159&p=3580&hilit=Antigona+Traetta#p3580
2.https://en.wikipedia.org/wiki/Tommaso_Traetta
3.Giovanna Ferrara, Pieta, Terrore e il lume eterno della ragione, dans Antigona, Les Talens Lyriques, Christophe Rousset, DECCA 2000..
4.http://www.ericvigner.com/archives/spectacles/299/antigona-2004.html
5.https://operabaroque.fr/TRAETTA_ANTIGONA.htm